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I - Pages d'histoire

Saint Thiébaud (évêque au 11 ième siècle) évangélisera les zones forestières du Jura.
Les forestiers créent leur société croyante professionnelle: ''les Bons-Cousins''
(à l'image du compagnonnage ou de la franc-maçonnerie).
Pour la petite histoire, François 1er qui passait par le Jura pour conquérir le nord de l'Italie en 1515 adorait la chasse à courre, il se perdit en forêt mais fut recueilli par les charbonniers, il leur donnera ce nom hautement distinctif, s'initiera à leur société et les protégera durant toute sa vie, (détaxe sur le charbon de bois).
L'industrie métallurgique des vallées, énorme consommatrice de charbon de bois, fit exploser la demande et les charbonniers envahirent nos forêts.
Les producteurs de charbon sont isolés au fond des bois, ce qui a protégé cette société de barbus contre toutes les réformes catholiques successives.
La commercialisation du charbon nécessite également un solide réseau de connaissances de confiance et les Bons-Cousins n'ont pas eu de mal à se constituer en société secrète pour se rendre invisibles aux yeux des agents de la monarchie et des prélats de l'église dominante.
Les membres sont groupés en ''ventes'', c'est ce groupe de producteurs s'alliant pour fixer le prix qui représente la cellule de base de l'organisation.
À cinq, la vente est régulière, à 7 elle est juste, à 9 complète et à 11 parfaite.
Pour intégrer une vente, il faut obtenir son ''diplôme de réception''.
Les leçons portent sur la bonté, le goût du travail, le respect des autres, l'harmonie avec la nature et la lucidité face à la mort.
Les Bons-Cousins sont profondément croyants, égaux entre eux, pratiquent la solidarité et sont adeptes d'une société très conviviale.
Il y a trois grades principaux: apprenti, compagnon et maître.
L'organisation pratique ''l'acceptation'' de non-charbonniers dès 1780.
Elle est une société d'entraide fortement présente dans le monde rural.
Grâce à son apolitisme, elle traverse également toute la période révolutionnaire en spectatrice, (on pourrait presque supposer que les prêtres réfractaires ne vivaient pas dans une cabane de charbonniers par hasard...) .
Ses couleurs sont le noir (charbon), le rouge (braises) et le bleu (la fumée).
Cérémonie de passage au grade de maître:
la hachette est tenue de la main droite sur l'épaule gauche devant une tombe fraîchement creusée représentant la mort et la résurrection.
Ce n'est qu'en 1820, à partir du déclin des forges au charbon de bois et l'ouverture de la société rurale, que la majeure partie des Bons-Cousins se politise et rejoint le camp républicain, les Bons-Cousins aident fortement la révolution de 1848.
En 1851, ils forment l'essentiel des insurgés de Poligny.
En 1852, la répression les écrasera dans toute la Franche-Comté.
La minorité restée apolitique s'évaporera avec le métier de charbonnier.
Le métier, en plus d'être une activité locale saisonnière, renaîtra ensuite grâce aux''Carbonari'' italiens. 

Saint-Pierre II ou Saint-Pierre de Tarentaise était un moine cistercien mort en 1174.
Il fut évêque de Tarentaise et élevé au rang de Saint après sa mort.
De son vivant, il ordonne pendant 28 jours de mai, de donner la soupe aux pauvres car c'est un mois charnière où les réserves sont épuisées après l'hiver.
Sa dépouille était depuis bien longtemps dans un cercueil à l'abbaye de Notre Dame de Bellevaux en Haute-Saône.
Les revenus des lieux de culte proviennent essentiellement des dons des croyants.
Si le lieu peut obtenir quelques éléments du corps d'un Saint, alors il devient but de pèlerinage et ses revenus s'envolent.
Du coup, les diocésains de Tarentaise et les religieux de Tamié (Savoie) se disputent la relique.
C'est donc le souverain pontife qui ordonne le partage du Saint :
1/ la partie supérieure du Saint ira à l'église métropolitaine de Moutiers,
(les veinards...),
2/ le bras gauche à l'abbaye de Tamié, (moins de chance),
3/ le bras droit à l'abbaye de Cîteaux,
4/ le reste (soit la partie inférieure du corps) ira au couvent de Bellevaux,
(qui n'a pas eu de chance à la courte paille).
Les trois premiers lots sont perdus en 1793 pendant la grande révolution.
Mais le dernier lot, concernant la partie basse du squelette, est sauvée par l'église de Cirey, de la paroisse de Bellevaux.
Pourtant, des impies révolutionnaires volent les os pour les détruire.
La foule de Vesoul les stoppa et la relique est entreposée au district.
A la fin des administrations de district, deux religieux récupèrent Saint-Pierre II
qui est remis à l'église paroissiale de Vesoul.
En 1819, l'église paroissiale de Vesoul remet au frère Hippolyte Minet, la cuisse,
la jambe et le pied gauche du Saint archevêque de Tarentaise.
Notre Saint réapparaît en 1834 au Val-Sainte-Marie de Malans après la révolution de juillet !
Comme à Malans on est prêteur, il en fut cédé une partie à Tamié et une autre partie à la cathédrale de la Tarentaise.
Ainsi, c'est le Val-Sainte-Marie de Malans qui devint un lieu de pèlerinage où Saint-Pierre a une chapelle.
« Par les oraisons, les pieux trappistes ont ici animé le culte et lui redonne vie... »
Les pierres du sanctuaire qu'on a construit au Val-Sainte-Marie sont l'image fidèle du monument de Galgala (ville de Palestine).
Les os assureront à la communauté du Val-Sainte-Marie « un accroissement et une prospérité dignes des plus beaux jours de la religion et de l'église ».

Les anciens se débrouillaient dans un premier temps devant l'église où ils puisaient à la cruche l'eau ''potable'' à l'arrivée du ruisseau de surface qui traversait la place du village.
A d'autres heures les bêtes s'abreuvaient dans un tronc taillé et la marre qui se répand autour.
Une vraie ''gouille'' enlisant les roues fait ''jurer comme un charretier'' les voituriers et conducteurs d'attelages de passage.
On installait une croix devant ces passages difficiles qui avait pour double fonction de pardonner le blasphème et de protéger les habitants des éventuelles représailles divines.
«Lorsque l'on a creusé sur la place du village pour créer une retenue d'eau et alimenter un nouvel abreuvoir, on a découvert un ''tunnel-canal'' qui se dirige en profondeur vers le ruisseau principal», le problème est donc très ancien.
Il fallut entreprendre ensuite, la captation maçonnée de la source puis l'adduction vers la place en tuyaux de fonte avant l'installation d'une fontaine-abreuvoir
encore visible aujourd'hui.
En 1956, on reprend les pioches et l'eau arriva jusqu'aux étables par tuyaux plastiques enterrés et robinets.
En 1973 et le regroupement des villages, il ne restait plus qu'à installer les compteurs aux maisons pour les nouvelles autorités locales !
Le pâturage étant toléré sur les périmètres de protection des captages, cette eau devint impropre à la consommation.
Si les travaux récents d'adduction à la Loue lointaine et coûteuse garantissent maintenant l'eau potable, ils ont aussi permis d'enlever les anciens tuyaux qui auraient permis de conserver un accès facile à l'eau gratuite.
En amont, la marche à l'eau potable se fit contre le porte-monnaie des habitants pour garantir la santé publique.
En aval, l'épandage agricole et la chimie ménagère ont eu raison des écrevisses, tritons et truites sauvages du ruisseau du Bief-des-Combes.
Et pourtant : « Sur le territoire de Refranche, canton d'Amancey, à peu de distance de la grotte dite la Baume-de-Mataflan, le ruisseau qui prend sa source à Coulans forme une jolie cascade; l'ondulation légère et vaporeuse de ses eaux limpides, les beautés agrestes du vallon que ce ruisseau fertilise, sont dignes de fixer l'attention des curieux qui voyagent pour admirer les beautés de la nature.» A.Laurens 1837.

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